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octobre rose 2017

17 octobre 2017 - 16:51

La majorité des cancers du sein peuvent se guérir : 86% des personnes sont en vie 5 ans après le diagnostic. La chirurgie reste le premier traitement.

Dans plus de 80 % des cas, le cancer du sein est diagnostiqué assez tôt pour que seule la tumeur, encore petite, soit enlevée (tumorectomie) et non le sein entier (mastectomie). Si la mastectomie est inévitable elle peut être suivie d’une reconstruction mammaire.
Après la chirurgie, le médecin conseille généralement de la radiothérapie pour éliminer les cellules cancéreuses éventuellement restantes. Si le risque de dissémination du cancer est réel, une chimiothérapie est préconisée en plus.

 

LES DIFFÉRENTS TRAITEMENTS DU CANCER DU SEIN :

I. La chirurgie

Elle est dans 80% des cas le traitement de première intention des cancers du sein non métastatique.

 

La chirurgie est de plus en plus performante et moins mutilante.

 

> La tumorectomie :

Chirurgie conservatrice, elle permet d’enlever une tumeur d’une taille habituellement inférieure à 3 cm et de conserver le sein.

 

Cette technique est suffisante si le cancer du sein est peu avancé. Le traitement se fait désormais le plus souvent en ambulatoire : retour chez soi le jour-même de l’opération.

 

> La mastectomie :

Cette intervention consiste à retire le sein avec la tumeur, pour des tumeurs plus volumineuses ou s’il existe plusieurs tumeurs dans le sein.

L’ablation d’une partie de la chaîne ganglionnaire située dans l’aisselle près du sein atteint n’est plus réalisée systématiquement. On pratique désormais la technique dit du ganglion sentinelle qui consiste  au cours de l’intervention, avant l’ablation de la tumeur, à extraire les premiers ganglions de la chaine en périphérie du sein. Si  après analyse de ces derniers,  aucune cellule cancéreuse n’est retrouvée, le chirurgien peut poursuivre son intervention par une simple tumorectomie. Dans le cas contraire, il doit compléter son geste d’un retrait d’une partie de la chaîne ganglionnaire ce qui n’est pas sans conséquence pour la qualité de vie post opératoire des patientes.

 

> Deux exemples de projet de recherche soutenus par la Fondation de l’Avenir, en partenariat avec la MASFIP :

 

1/ Détection des ganglions sentinelles par le vert d’indocyanine – Par le docteur Charlotte Ngo, chirurgien et gynécologue – Hôpital européen Georges Pompidou (AP-HP) à Paris

 

Le traitement standard du cancer du sein précoce consiste à retirer la tumeur et évaluer l’atteinte du ganglion sentinelle, qui est le premier relais de drainage lymphatique de la tumeur. Cette biopsie du ganglion sentinelle nécessite aujourd’hui l’injection de deux marqueurs : un colorant bleu qui est potentiellement allergisant et un traceur radioactif qui impose une organisation spécifique, une injection supplémentaire parfois douloureuse pour la patiente et qui coûte cher. Le vert d’indocyanine est une molécule prometteuse pour la détection du ganglion sentinelle. Il permet la visualisation transcutanée du drainage lymphatique superficiel et semble avoir un bon taux de détection du ganglion sentinelle.

 

Cette étude permettra de renforcer les connaissances existantes, d’aller vers l’utilisation en routine de ce nouveau traceur, de simplifier la technique, diminuer la douleur ressentie par les patientes et de diminuer les coûts.

 

2/ Utilisation des ultrasons focalisés de haute intensité guidés par IRM comme moyen de destruction thermique des cancers du sein primitif de petite taille – Par le docteur Antoine Inanessi, chirurgien et gynécologue – Centre de lutte contre le cancer à Nice

 

Plusieurs technologies sont en cours d’évaluation pour l’ablation des cancers du sein. Les ultrasons focalisés de haute intensité ont l’avantage de ne pas nécessiter d’incision. Par ailleurs, l’association d’un guidage par IRM permet de cibler avec précision la zone à détruire. Cela doit permettre une grande sécurité d’ablation et éviter les cicatrices. Si l’étude montre un potentiel de destruction satisfaisant, la technique pourrait être proposée pour les cancers de petite taille qui pourront être détruits totalement et ainsi éviter aux patientes une chirurgie.

 

Pour les cancers plus avancés, l’utilisation des ultrasons pourrait être envisagé pour réduire la taille de la tumeur avant une chirurgie de complément et éviter ainsi de devoir retirer tout le sein.

 

De fait, un grand nombre de femmes dépistées pourraient bénéficier de cette technique.

Découvrez l’interview du docteur Ianessi ici

 

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II. La radiothérapie

La radiothérapie fait aussi quasiment toujours partie du protocole de soins, notamment après une chirurgie conservatrice. Son objectif est de détruire, grâce à une irradiation ciblée, d’éventuelles cellules cancéreuses résiduelles. Ce traitement quotidien s’effectue en général sur une durée de 5 à 6 semaines et ne nécessite pas d’hospitalisation.

 

III. La chimiothérapie

Elle est parfois prescrite avant la chirurgie, pour réduire la taille de la tumeur avant son ablation (on parle alors de chimiothérapie néo-adjuvante). Elle intervient aussi souvent après la chirurgie et peut être associée à une radiothérapie ou à une thérapie ciblée, par exemple.

 

La chimiothérapie s’attaque aux cellules en division de l’organisme, notamment les cellules cancéreuses. Jusqu’à récemment, elle était uniquement administrée par voie intraveineuse, à l’hôpital. Depuis peu, certaines chimiothérapies sont disponibles en comprimés, que la patiente peut prendre chez elle. Les chimiothérapies s’attaquent certes aux cellules cancéreuses mais aussi aux cellules saines. S’ensuivent de nombreux effets secondaires lourds tels que la perte des cheveux, des gerçures, des aphtes ou encore des problèmes d’ongles.

 

IV. L’hormonothérapie

Prescrite dans près 75% des cas de cancers du sein. Elle bloque l’action des hormones féminines telles que les oestrogènes et la progestérone qui agissent sur les cellules en faveur de leur multiplication. Dans la majorité des cas, cette hormonothérapie est administrée en situation adjuvante, c’est-à-dire après d’autres traitements tels que la chirurgie. Elle vise à limiter le risque de récidive.

 

V. Les thérapies ciblées

Elles constituent une voie d’avenir pour le traitement des cancers. Le principe : bloquer spécifiquement les cellules tumorales. La principale classe de médicaments de thérapie ciblée est celle des anti-HER2. Ces médicaments bloquent l’activité d’une protéine présente en grande quantité à la surface des cellules de certains cancers du sein, le récepteur HER2/neu. Ce blocage a pour effet d’inhiber la croissance tumorale. Les anti-HER2 ne sont efficaces que chez les patientes dont la tumeur présente une quantité importante de récepteurs HER2/neu. Ils sont généralement prescrits à l’issue d’une chirurgie, pour limiter le risque de récidive.

 

AUCUN CAS DE CANCER DU SEIN DANS MA FAMILLE, UNE MAMMOGRAPHIE N’EST-ELLE PAS SUPERFLUE ?

Le docteur Annabel Dunbavand, conseillère aux affaires médicales auprès du directoire de la Fondation de l’Avenir, répond :

 

« Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes. Plus il est détecté tôt, mieux il se soigne et se guérit. Le programme de dépistage organisé concerne toutes les femmes de 50 à 74 ans, qui ne présentent aucun symptôme, ni facteurs de risque familiaux ou personnels. Vous recevrez tous les deux ans une invitation pour réaliser gratuitement une mammographie dans le centre agréé de votre choix. Elle sera examinée par deux radiologues et vous recevrez les résultats dans un délai de deux semaines. Après 74 ans, la poursuite du dépistage sera à discuter avec votre médecin traitant ou votre gynécologue. »

 

A NOTER :

> Reconstruction mammaire

La chirurgie plastique et reconstructrice, souvent conseillée après l’ablation d’une tumeur, offre aux patientes une aide considérable en retrouvant une poitrine proche de celle qu’elles avaient avant l’intervention. De plus en plus de services de cancérologie intègrent dans leur équipe un chirurgien plasticien afin de conseiller aux patientes une reconstruction mammaire dans les meilleures conditions. Le cancérologue et le chirurgien plasticien collaborent ensemble à cette étape importante pour la femme.

 

> Le sport diminue le risque de cancer du sein

La baisse du nombre de récidives peut atteindre 50% chez les patientes ayant démarré une activité physique après le diagnostic. Plus la pratique est régulière et intense, plus la baisse est importante. Il est recommandé de faire trente minutes d’exercices d’une intensité modérée au moins cinq jours par semaine ou vingt minutes d’exercices d’intensité intense trois jours par semaine.

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